La généalogie dans les Côtes-d’Armor commence généralement par les registres paroissiaux et l’état civil, mais les archives du département permettent d’aller beaucoup plus loin.
Recensements, registres matricules militaires, répertoires de notaires, presse ancienne, archives maritimes et archives communales peuvent aider à retrouver un ancêtre, suivre une famille dans le temps ou comprendre un événement de son histoire.
Une partie importante de ces ressources est accessible gratuitement en ligne sur le site des Archives départementales des Côtes-d’Armor.
Par où commencer sa généalogie dans les Côtes-d’Armor ?
Commencez par la personne la plus récente dont vous connaissez avec certitude l’identité, une date et si possible une commune.
Remontez ensuite progressivement à partir de documents concordants.
Un acte de naissance peut donner les noms des parents. Un mariage peut préciser un domicile, une profession ou une commune d’origine. Un décès peut confirmer un conjoint, un âge ou une filiation.
Si vous débutez, vous pouvez également consulter Comment commencer sa généalogie ?.
État civil des Côtes-d’Armor : naissances, mariages et décès
Les Archives départementales conservent des registres paroissiaux et d’état civil allant de la fin du XVe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle.
Les documents de plus de 100 ans ont été numérisés et sont accessibles en ligne.
Les registres paroissiaux permettent de retrouver les baptêmes, mariages et sépultures pour les périodes anciennes. À partir de 1793, les registres d’état civil enregistrent les naissances, mariages et décès.
Une particularité importante est l’existence de deux collections : l’exemplaire communal et l’exemplaire transmis au greffe. Lorsqu’une lacune apparaît dans une collection, l’autre peut parfois apporter la réponse.
Un acte doit toujours être lu au-delà de la date principale : professions, domiciles, témoins ou mentions marginales peuvent fournir la piste suivante.
Dans les registres anciens, la recherche peut aussi dépendre des trèves et paroisses en Bretagne, dont les limites ne correspondent pas toujours aux communes actuelles.

Recensements des Côtes-d’Armor : suivre une famille entre 1836 et 1946
Les listes nominatives de recensement sont consultables en ligne pour la période 1836 à 1946.
Elles permettent de replacer un ancêtre dans son foyer et de comparer la composition d’une famille à plusieurs dates.
Selon les années, on peut y retrouver :
- les personnes vivant sous le même toit ;
- l’âge ou l’année de naissance ;
- le lieu de naissance ;
- la profession ;
- l’adresse ou le lieu-dit.
Comparer plusieurs recensements peut révéler un déménagement, un décès, le départ d’un enfant ou l’arrivée d’un parent dans le foyer.
Pour approfondir la méthode : Comment utiliser les recensements de population en généalogie ?.
Registres matricules militaires des Côtes-d’Armor
Les registres matricules et leurs tables alphabétiques sont conservés depuis la classe 1867 jusqu’à la classe 1940.
Les Archives départementales indiquent que les registres sont accessibles en ligne jusqu’à la classe 1925.
Ces documents peuvent contenir :
- l’état civil ;
- le signalement physique ;
- le degré d’instruction ;
- les affectations ;
- les campagnes militaires ;
- des blessures ou décorations ;
- des changements de résidence.
Les adresses successives peuvent être particulièrement utiles lorsqu’un ancêtre quitte sa commune d’origine.
Voir aussi : Comment retrouver et lire une fiche matricule militaire ?.
Répertoires de notaires : retrouver un acte familial ou patrimonial
Les Archives départementales des Côtes-d’Armor conservent les actes produits par les notaires ayant exercé sur le territoire depuis le XVe siècle.
Les répertoires de notaires sont numérisés.
Ils peuvent servir à repérer :
- un contrat de mariage ;
- une vente ;
- une donation ;
- un testament ;
- un partage ;
- un inventaire après décès.
Le répertoire permet souvent d’identifier la date et la référence d’un acte avant de poursuivre la recherche dans les minutes notariales.
Archives communales : une piste à ne pas négliger
Tous les documents ne sont pas nécessairement conservés uniquement au niveau départemental.
Les archives communales peuvent contenir des registres paroissiaux et d’état civil, mais aussi d’autres documents administratifs utiles pour comprendre la vie locale.
Les Archives départementales conservent également des fonds communaux déposés en série E-Dépôt.
Pour une recherche très locale, notamment dans une petite commune, ces fonds peuvent apporter des renseignements complémentaires.
Un lieu-dit de vos ancêtres peut servir de fil conducteur entre recensements, cadastre et état civil.
Presse ancienne des Côtes-d’Armor
Les Archives départementales proposent en ligne près de 200 titres de presse couvrant la période de 1810 à 1950.
Ces journaux peuvent faire apparaître un ancêtre dans des contextes très variés :
- mariage ou décès ;
- accident ;
- fait divers ;
- activité professionnelle ;
- événement communal ;
- vente ou adjudication ;
- naufrage ou événement maritime.
La presse locale peut parfois donner plusieurs paragraphes sur un événement que l’état civil ne résume qu’en quelques mots.
Elle est particulièrement intéressante pour les recherches à Saint-Brieuc, Dinan, Guingamp, Lannion et dans les communes ayant disposé de journaux locaux.
Archives maritimes des Côtes-d’Armor : retrouver un marin
Pour les familles du littoral, les archives maritimes des Côtes-d’Armor sont une source majeure.
L’inscription maritime permet de retracer la carrière des gens de mer : mousses, novices, matelots, patrons de pêche, pilotes ou capitaines. Pour commencer, il faut idéalement connaître l’année de naissance et le lieu de résidence du marin afin d’identifier le quartier et le syndicat maritime dont il dépendait.
Les documents les plus utiles sont notamment :
- les matricules des gens de mer, qui peuvent suivre la carrière individuelle du marin ;
- les rôles d’équipage, qui permettent de retrouver les hommes embarqués sur un navire ;
- les matricules de bâtiments, pour suivre l’histoire administrative d’un bateau ;
- les registres d’armement et de désarmement.
Pour le territoire costarmoricain, les fonds concernent notamment les quartiers de Saint-Brieuc et Binic, mais aussi Paimpol, Tréguier et Lannion selon les périodes. Une part importante de ces fonds est conservée au Service historique de la Défense à Brest, tandis que les Archives départementales des Côtes-d’Armor conservent également des documents liés aux marins et aux navires.
Le fonds de Saint-Brieuc et Binic conservé au SHD couvre 1751 à 1959 et comprend notamment des matricules de gens de mer, des matricules de bâtiments, des registres d’armement et de désarmement ainsi que des rôles d’équipage.
Pour une méthode complète : Retrouver un ancêtre marin en Bretagne
Côtes-d’Armor ou Côtes-du-Nord : quel nom chercher dans les archives ?
Le département porte aujourd’hui le nom de Côtes-d’Armor, mais il s’appelait auparavant Côtes-du-Nord.
Dans les documents anciens, les catalogues, les journaux ou certaines références historiques, vous rencontrerez donc régulièrement l’ancien nom.
Lors d’une recherche sur internet ou dans la presse ancienne, tester les deux formulations peut éviter de passer à côté d’un résultat.
Le changement de nom du département ne modifie évidemment pas les lieux étudiés, mais il peut modifier les mots employés dans les sources et les outils de recherche.

Que faire lorsqu’un ancêtre disparaît des registres ?
Lorsqu’une personne devient introuvable dans l’état civil, revenez au dernier fait certain et élargissez progressivement la recherche.
Vérifiez :
- les communes voisines ;
- les variantes orthographiques du nom ;
- les recensements ;
- le conjoint et les enfants ;
- les témoins ;
- les registres matricules ;
- les actes notariés ;
- les archives maritimes ;
- la presse locale.
Un changement de commune peut parfois suffire à expliquer la disparition apparente d’une famille.
Poursuivre ses recherches en Bretagne
Une branche costarmoricaine peut naturellement conduire vers d’autres départements bretons.
Pour élargir la recherche :
Retrouver les personnes derrière les dates
L’état civil permet de construire la filiation.
Les autres archives permettent ensuite de retrouver un domicile, un métier, un parcours militaire, des biens, des déplacements ou des événements qui ont marqué une famille.
C’est en croisant ces sources que l’on passe progressivement d’un arbre généalogique à une véritable histoire familiale.











